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Sur le champ doré de décembre 

reposent les rimes de l'hiver, 

et les pas hésitants du soir

se perdent sur le chemin du désert…

 

si tu vis que tout se vaut,

si tu vaux ce que tout vient,

si l’once des ors se perd,

oublie le chemin de ton désert…

 

si tes yeux s’irisent du soir,

si d’espoir tu glisses amer,

si des mers tu noies l’écume,

oublie le chemin de ton désert…

 

si tes genoux à terre t’emportent,

si tes mains gercées te blessent,

si l’arbre rougi disparait à l’horizon,

oublie le si long chemin du désert…

 

si la plaine se recouvre de brume,

si l'infini de l'automne frisonne,

alors au détour d’un long chemin 

oublie toujours celui du désert…

 

et le battement de son coeur aimé

et la caresse de l’instant dans la nuit

et le baiser de l’infini sur tes jours

réchaufferont l’âme de chaque enfant